« Garcie Ferrande ». Ici, à Saint Gilles Croix de Vie, c’est le nom d’un quai, d’une promenade, d’un collège. Mais qui est-ce ? Au travers le regroupement et la synthèse d’informations trouvées sur les sources indiquées en fin d’article, je vous propose ici un peu de lecture pour remonter le temps à la rencontre de ce personnage, et ainsi comprendre en quoi il a été important pour cette ville, mais aussi bien plus globalement… Ce sera une balade en deux parties : une première étape qui nous permettra de connaitre un peu mieux l’homme, puis une seconde nous menant à la découverte de son œuvre majeure, le « Grand Routier de la mer».

Alors alors, donc : Garcie Ferrande, épisode 1 : l’homme…
«J’ay voulu pour toy subvenir et aider à congnoistre la manière et façon comment tu pourras éviter les grans et misérables périls de la mer véhémente…»

À la fin du XVe siècle Saint Gilles sur Vie rivalise, comme les Sables d’Olonne, avec les ports les plus importants du royaume, y compris Nantes, Bordeaux et La Rochelle.Abri et lieu de trafic maritime depuis l’antiquité (entre autre avec le commerce du sel, mais étant peut-être aussi le « Portus Secor » duquel Jules César lança sa conquête de l’ouest de la Gaule [l’objectivité m’oblige à préciser ici que le débat n’est pas clos, et que ce sera le sujet d’un prochain article]), Saint Gilles acquit une renommée importante.
L’un de ses marins contribua alors à la renforcer : Pierre Garcie-Ferrande, notamment grâce à l’ouvrage qu’il publia en 1483, le «Grant Routtier et pilotage de la mer», premier ouvrage de référence de toute l’histoire maritime pour la navigation. L’homme :Pierre Garcie dit Ferrande (de son nom Pierre Garcie, fils de Ferrande), est né en 1441 à Saint Gilles sur Vie. Marin, il est considéré par son œuvre comme le premier hydrographe – océanographe français. Selon François 1er : «l’un des maistres de navires les plus experimentez qui sont aujourd’hui et le plus cognaissant en navigage».

Fuyant des persécutions envers les juifs (inquisition espagnole), son père Jean Ferrande émigre en Normandie (Rouen ou Caen, selon les sources) vers 1417 et épouse Jeanne Olivier de Rouen, femme d’origine anglaise. Les époux s’installent à Saint-Gilles-sur-Vie, où ils sont mentionnés dans les archives locales à partir de 1421. Son instruction fut complète (calcul, lecture, écriture, latin…, fait rare à l’époque), mais fils de marin astronome, Pierre Garcie apprend son métier avec son père, et navigue dès son enfance. Il est appelé « maître de barque » à 22 ans (équivalent au statut de commandant de navire de la marine marchande aujourd’hui), et voyagea tout au long de sa vie le long des côtes Atlantiques européennes, du sud Portugal à l’Irlande, passant par l’Angleterre, la Mer du Nord, mais aussi en Méditerranée.

La date de sa mort semble rester incertaine, plusieurs sources indiquant l’année 1502 (notamment une plaque commémorative apposée en 1930 sur sa dernière demeure), mais d’autres 1520. Son testament à Saint Gilles sur Vie daterait du 15 février 1503…

Le buste en photos se situe sur la promenade Garcie Ferrande. Il a été réalisé en 1992 (par le sculpteur Ian Olteanu)… Initialement installé au pont de la Concorde, il fut déplacé le long du quai Garcie Ferrande, puis changea à nouveau d’emplacement à l’installation de la statue de Marina Tsvetaieva en 2012.

Sources :

Bernard de Maisonneuve, via le site http://association-vie-vendee.org
Site https://htba.fr, Histoire et Traditions du Bassin d’Arcachon
Site de Mme Wiart : http://stgil.e-monsite.com/pages/garcie-ferrande.html
Site http://www.saintgillescroixdevie.fr
Le Journal de la Vendée
Site www.ex-voto-marins.net
Site www.auxpaysdemesancetres.com
Site wikipedia

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